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"C’est un penchant qui s’est asséché et émoussé avec le temps, mais il est toujours resté ancré en moi : enfant, puis adolescent, je ne rechignais pas à consacrer une journée entière à la rêverie. Pour ceux qui n’ont pas eu cette vie particulière, entièrement placée sous l’influence du rêve, cela ne pouvait présenter qu’un danger, si bien que ma grand-mère et mon père, inquiets de mon avenir, et en même temps trop confiants en mon intelligence naturelle, ont sans doute, pour la réveiller, imaginé qu’il fallait ôter la toile d’araignée qui emprisonnait les ailes de la jeune libellule, au risque de la tuer, afin de permettre à ma nature de s’envoler librement." Critique d’Oriane (Bic rouge rageur, le papier est presque déchiré sous le mot libellule) : quel charabia. Comment peut-on considérer cette écriture comme celle d’un GRAND écrivain. C’est confondre le seppuku avec de la chirurgie esthétique… Comment un «penchant» peut-il être «asséché» et, de plus «émoussé» ? Comment la «jeune libellule» court-elle un risque d’être tuée si l’on l’enlève de la toile d’araignée alors que sa mort est certaine si on l’y maintient ? La traduction est peut-être déplorable. J’en doute, plus significativement cela montre comment les lecteurs «spécialisés» d’aujourd’hui se laissent emporter par les métaphores qui s’enfilent en abdiquant toute logique d’écriture.
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